la respiration pour soulager la douleur

Le docteur YannRougier neuropsychiatre, nous parle des vertus de la respiration pour soulager les tensions. Il nous parle des différentes parties du cerveau qui gèrent la douleur et de la vertu de la relaxation et de la respiration.

Quelques explications issues des neurosciences

Les neurosciences ont validé l’effet de la respiration et de la visualisation sur la douleur car dans notre cerveau il y a des zones qui favorisent la douleur et d’autres qui l’atténuent.

Une respiration qui fonctionne bien est celle en trapèze du style 4-5-6-5 (4 temps d’inspiration, 5 temps de rétention poumons pleins, 6 temps d’expiration, 5 temps de rétention poumons vides). Pourquoi ? Car en rétention poumons vides, le corps passe en mode d’urgence (naturellement il a envie d’inspirer après l’expiration) et ce mode met de côté toutes les douleurs. Donc sur le long court on arrive à calmer la douleur.

La respiration en carré est aussi efficace (5-5-5-5) avec le même principe de rétention..

 

Voir la vidéo

la respiration pour soulager la douleur

https://www.france.tv/france-2/telematin/894901-sante-antidouleurs-naturels.html

Pour en savoir plus : « Le guide des antidouleurs naturels » du docteur Yann Rougier et Marie Borrel aux éditions Leduc.

sophrologie et addictions - Véronique Quéval

Votre sophrologue continue de se former ! J’ai suivi une formation de 2 jours sur le thème des addictions au CEAS Paris. L’objectif étant d’apprendre à se positionner en tant que sophrologue dans l’accompagnement d’une personne aux prises avec les drogues ou en période de sevrage.

Un programme riche, varié qui permet de :

  • comprendre le mécanisme de la dépendance et les différentes conséquences médico-psycho-sociales,
  • connaitre les effets des différents produits (alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy, médicaments, nouvelles drogues de synthèse …),
  • aborder la place de la sophrologie dans l’accompagnement du traitement des addictions.

Cette formation a été animée par Virginie Engel, sophrologue certifiée en addictologie, éducatrice spécialisée dans un CSAPA (Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie) strasbourgeois et intervenante dans la salle de consommation à moindre risque à Strasbourg.

Biochimie du stress - Sophrologie Saint-Mandé Montgeron - Véronique Quéval

Que se passe-t-il dans notre corps lorsqu’on est stressé ? Voilà une question qui me taraudait depuis quelque temps… J’ai alors suivi la formation du Dr Bouchot sur la biochimie du stress au CEAS et c’est avec son accord que je vais (essayer de)  faire un résumé…

Données initiales

Au départ, le stress est une adaptation et permet de mobiliser l’organisme afin de répondre à une agression : lorsqu’il y a danger, on respire plus vite, le rythme cardiaque s’accélère :  cette hyperventilation (inconsciente) va permettre de mobiliser les muscles pour ensuite se sauver ou combattre.

Hyperventilation et biochimie

Que se passe-t-il sur le plan biochimique lorsqu’il y a hyperventilation ?

Le taux d’O2 reste le même (on peut le mesurer avec un saturométre) mais le taux de CO2 diminue : lorsqu’on hyperventile, on vide très vite le CO2 du sang artériel. On enlève l’acide dans le sang en quelques secondes, le pH sanguin devient alcalin. Le pH du sang qui est habituellement à 7,4 passe rapidement à 7,42…

Si le sujet fait du sport, s’il combat ou s’il court, les muscles travaillent et rejettent du CO2 dans le sang veineux, ce qui normalise la capnie artérielle. Bref il y a rééquilibrage… (La capnie ou PaCO2 est la pression partielle en dioxyde de carbone (c’est-à-dire gaz carbonique) dans le sang artériel).

Mais, si le sujet ne fait pas d’effort physique, le CO2 baisse, le pH du sang monte : il y a alcalose respiratoire… Et cette alcalose induit une fermeture des artères :

  • soit dans le cerveau : le débit sanguin cérébral peut diminuer de moitié lors d’hyperventilation, étude de Ito (2005)
  • soit dans le cœur
  • soit dans le ventre
  • soit dans les muscles

Les conséquences physiques du stress

Les conséquences sont alors :

  • des vertiges sans nystagmus, migraines, céphalées, difficulté à se concentrer
  • troubles du rythme cardiaque, angors (angines de poitrine), douleurs atypiques (douleurs à la poitrine)
  • des diarrhées, ulcères à l’estomac, colopathie fonctionnelle
  • des douleurs musculaires, troubles du tonus, paresthésies, froideur des extrémités
  • au niveau biologique : perturbation du calcium, du phosphore, du magnésium

Alors que faire face au stress ?

Soit bouger, soit RESPIRER en privilégiant une expiration lente et douce ! Voici la respiration à pratiquer :

  • inspiration naturelle
  • expiration lente et douce
  • pause poumons vides
  • puis inspiration naturelle à nouveau etc…

Il est important de trouver son propre rythme et de ne pas créer dans la pause en fin d’expiration une « soif d’air », car l’inspiration suivante serait trop rapide et viendrait contrarier le retour à l’équilibre physiologique.

Cette respiration peut être utilisée en cas de stress à tout moment de la journée ; elle doit être pratiquée pendant quelques minutes afin de laisser au corps le temps de revenir à l’équilibre.

On peut utiliser les cordes vocales pour accompagner l’expiration afin de réguler le débit de sortie : on émet alors un léger son en même temps que l’on expire.

Intérêts en rééducation

Cette respiration est efficace contre :

  • attaques de panique
  • vertiges sans nystagmus (troubles de l’oreille interne)
  • douleurs thoraciques pariétales
  • épisodes de tachycardie
  • colopathies fonctionnelles
  • fibromyalgies
  • sevrage des benzodiazpines (anti-dépresseurs)

 

Ceci est le fruit du travail de thèse de Laurie McLaughlin, université d’Andrews, Michigan.

« La respiration est fondamentale pour l’obtention d’une bonne physiologie, psychologie ainsi qu’une bonne fonction musculo-squelettique. Toutefois, peu de praticiens connaissent la chimie respiratoire et comment elle régule notre physiologie et sa capacité à améliorer notre état physique et cognitif. On retrouve les signes d’une chimie respiratoire anormale chez un grand nombre de patients ; mais leurs présences restent encore trop souvent méconnues.
Une respiration excessive est la cause la plus répandue de dérèglement chimique et résulte en une déficience en CO2 appelée hypocapnie.
L’hypocapnie peut provoquer une variété de changements physiologiques pouvant être un frein à un bon rétablissement du patient.
La présence d’hypocapnie peut être déterminée par l’utilisation de la capnographie.
Très souvent dés lors que la physiologie et la mécanique respiratoire sont rétablies, les patients présentant des troubles musculo-squeletiques (lombalgies, cervicalgies et autre) généralement résistants aux traitements, deviennent plus réceptifs aux effets de la thérapie manuelle ainsi qu’aux exercices.
Même les patients connaissant ce que les anglo-saxons appellent une « central sensitization » souvent à l’origine de douleurs chroniques s’a
méliorent. » Laurie McLaughlin

 

Le Dr Bouchot est Masseur-kinésithérapeute, Docteur en médecine, lauréat de la faculté de médecine Paris XIII. Il enseigne à l’école de masso-kinésithérapie EFOM Fondation Boris Dolto en formation initiale et en formation continue. Il est aussi praticien agréé maître de stage des universités Faculté Renée Descartes Paris.

sophrologie et menopause

menopause

Pendant la ménopause, la sophrologie peut aider à diminuer l’intensité des bouffées de chaleur, limiter les pointes de stress, calmer l’irritabilité, éviter les accès de tristesse. Elle permet de trouver un contact positif avec son corps. Basée sur le rapport intime entre le corps et l’esprit, elle apprend à trouver l’énergie qui est en soi, à savoir se faire du bien, à découvrir ses propres ressources. La pratique n’est certes pas miraculeuse. Mais plus on répète les exercices et mieux elle marche.

Les exercices sont simples, sans contre-indications, et peuvent être pratiqués par toutes. Il s’agit, en se décontractant, en respirant profondément et en fermant les yeux, d’apprendre à visualiser des images positives associées au bien-être et au calme. Par exemple, on s’imagine allongée sur une plage, écoutant le bruit régulier des vagues, on respire les odeurs, etc.

On apprend à respirer en longues expirations et inspirations qui aident aussi à se concentrer, à faire le vide et à ralentir le rythme cardiaque. « Au début, le cerveau en activité et les muscles sous tension ne se “déconnectent” pas facilement. Il faut s’exercer ». Progressivement, les exercices deviennent plus faciles à réaliser, les images visualisées se précisent, arrivent plus rapidement. Le cerveau les intègre comme une partie du vécu. Il recherche ensuite ses émotions positives pour trouver des solutions adaptées aux circonstances négatives (soucis, stress). Et l’on devient capable de « récupérer » pour ne pas accumuler le stress, grand ennemi du sommeil, des bouffées de chaleur, du vieillissement.

Lire l’article complet sur http://www.topsante.com/medecine/gyneco/menopause/vivre-avec/menopause-laide-du-yoga-et-de-la-sophrologie-58987

sophrologie et fibromyalgie

Dans cette maladie atypique et mystérieuse, qu’aucun examen médical, biologique, radiologique … ne révèle (si ce n’est les fameux 18 points de douleur reconnus comme critères de la fibromyalgie par le collège américain de rhumatologie en 1990), le corps et le psychisme de la personne vont être considérablement impactés, altérés, essentiellement et principalement par trois facteurs qui vont accentuer le ressenti et la pénibilité de cette maladie : la douleur (dérèglement pouvant aller jusqu’à la souffrance), la fatigue (pouvant aller jusqu’à l’épuisement, voire un anéantissement total) et des troubles du sommeil (présents chez 80 à à 90 % des fibromyalgiques). Ces trois facteurs combinés vont même aller jusqu’à précipiter un certain nombre de malades vers la dépression (« une dépression en réaction »).

La sophrologie peut prendre en charge une personne atteinte de fibromyalgie : à lire sur www.federation-sophrologie.org/revue-sophrologie/fibromyalgie-et-sophrologie.html