rumination mentale
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Crédit photo : Pixabay

J’aurais pu… j’aurais dû… il fallait… Ressassements, inquiétudes, contrariétés… Les « ruminations mentales » apparaissent comme un nouveau mal contemporain, envahissant et épuisant. S’il prend de multiples formes, ce processus s’accroche à une seule et même émotion : la peur.

D’après une étude menée sur mille trois cents personnes choisies au hasard, elle a découvert que 63 % des jeunes adultes et 52 % des quadras peuvent être considérés comme des overthinkers.

Pour la psychologue américaine, c’est une « manifestation d’hypersensibilité » qui entraîne « des torrents de préoccupations ».

Lorsque nous sommes frappés de rumination mentale, « nos pensées négatives gonflent, à l’exemple d’une pâte agrémentée de levure. Au début, elles se focalisent sur l’événement qui vient d’avoir lieu, puis, peu à peu, elles glissent vers d’autres situations du passé, du présent, brassant pêle-mêle nos doutes les plus intimes. »

C’est cet aspect chaotique, en spirale, ce « retricotage d’idées » très agité qui caractérise la rumination mentale. Contrairement aux anxieux, les overthinkers ne sont pas dans le “Et si ?”, ils sont absolument convaincus que le pire est déjà arrivé », précise la psychologue. Rien à voir non plus avec le fait de réfléchir, comme certaines expressions le laissent entendre (ne dit-on pas des intellectuels qu’ils « se prennent la tête » ?).

Pour Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute spécialiste du cerveau reptilien, donc de la vie émotionnelle, toute « prise de tête » est un signal : « Elle nous indique que nous sommes passés d’un état d’ouverture à un état de défense. » A la base, il y a toujours une menace (être abandonné, renvoyé, disqualifié…). La peur arrive ensuite. Cette « émotion-racine » déclenche une réaction de fuite.
Pour Norbert Chatillon aussi, la peur est le moteur principal de notre « petit vélo » mental : « S’encombrer la tête a une fonction d’antidépresseur. Ce mécanisme nous permet paradoxalement de faire écran à nos angoisses existentielles les plus profondes en nous coupant de nos sensations. »

Cette fragilité serait d’ailleurs plus féminine que masculine…

[alert type= »success » close= »false »]Sophrologie et méditation sont des moyens de lutter contre la rumination mentale. En sophrologie, on pourra utiliser des techniques respiratoires pour calmer le mental. On travaillera aussi sur le développement de la confiance en soi, sur l’ancrage. On pourra également inviter le sujet à se reconnecter à ses émotions pour pouvoir les dépasser.[/alert]

Lire l’article complet sur http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Arreter-de-se-prendre-la-tete/Arretons-la-rumination-mentale

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