Deuil Sophrologie Saint-mandé Montgeron Paris

« Faire son deuil »… L’expression, que l’on entend comme une invitation à « passer à autre chose », en dit beaucoup sur le tabou que représentent aujourd’hui la mort et le chagrin dans notre société. Or, nous dit la psychanalyse, ce travail est un processus long et complexe. Et essentiel pour redire oui à la vie.

Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004), psychiatre et psychologue américaine, a travaillé toute sa vie sur l’accompagnement des mourants. L’une de ses découvertes majeures est d’avoir identifié et formalisé les cinq étapes du chagrin que traverse l’individu confronté à la perte d’un être cher ou à l’imminence de sa propre mort. On peut vivre ces étapes dans le désordre ou seulement certaines d’entre elles (par exemple la colère, la dépression et l’acceptation).
Le déni  : ce n’est pas vrai, c’est impossible.
La colère : pourquoi lui (moi) ? C’est injuste !
Le marchandage : laissez-le (ou moi) vivre encore au moins un an, si je m’en sors (ou s’il s’en sort), je changerai tout dans ma vie.
La dépression : tout est perdu, rien n’a plus d’importance, je suis déjà mort.
L’acceptation : je comprends et accepte que c’est comme ça, je sens une forme d’apaisement en moi.

Le travail du deuil est incompressible, on ne peut ni l’accélérer ni sauter des étapes. Il ne connaît pas le temps, il a ses tours et ses détours, ses haltes, on ne peut que se rendre disponible pour ne pas entraver ses mouvements.  Se rendre disponible, c’est-à-dire vivre sans freins ce que l’on ressent.

Tout le travail du deuil va consister à desceller son destin de celui du disparu, en élaborant un nouveau lien avec lui. « Traverser ce moment pour revenir à la vie n’est pas abandonner ou oublier l’être que l’on a perdu, explique Marie- Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie et présidente de la Société de thanatologie. C’est lui donner une nouvelle place en soi, une place qui ne nous empêche plus de vivre, d’aimer et d’agir.

[alert type= »success » close= »false »]La sophrologie peut aider à traverser ces étapes. Par des exercices de relaxation dynamique, on sécurisera la personne, on lui redonnera de la stabilité; on l’aidera également à libérer sa colère. Les exercices de respiration permettront de calmer le mental afin de retrouver un apaisement progressif.[/alert]

 

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